J’ai interviewé une célébrité

J’ai pu interviewer Zach Braff pour madmoizelle.com et je ne suis pas vraiment sure de m’en être encore remise…

Mon stage chez madmoizelle.com m’a permis de participer à un certain nombre de projet vraiment cool, couvrir le Festival de Cannes par exemple. Mais ce que je retiendrais surement comme étant mon expérience la plus incroyable c’est bien ça : l’interview de Zach Braff.

Vivi, JD dans Scrubs !

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Pourquoi cette interview comptait beaucoup pour moi

Il y a quelque temps j’ai traversé pas mal d’épreuves sentimentales bien reloues, et pour me réconforter et faire passer les nuits blanches il y avait ça : Scrubs. Tout le temps, encore et encore, jusqu’à tomber de fatigue.

Ça a rythmé mes journées et puis un jour à la rédac on me lance, parce qu’on se lance souvent des choses à la rédac : « Qui veut aller voir le nouveau film de Zach Braff ? ». C’était pour Wish I was here, Le rôle de ma vie en français. J’ai sauté sur l’occasion avec Célia Sway, graphiste pour madz.

Je n’ai pas été déçue : le film est génial. Délicat, passionnant, sincère, c’était vraiment le film que j’avais besoin de voir en ce moment, le genre de film qui te dis : « Ouai, parfois la vie c’est de la merde, mais t’inquiète, on est tous passé par là et ça va maintenant ! ».

Dans la foulée un type de l’agence de distribution du film en France propose à madmoiZelle une interview et comme j’étais la seule rédactrice a avoir vu le film

Alors voilà, deux semaine seulement après m’être refait l’intégrale de Scrubs entre deux boites de kleenex j’allais passer un moment avec la stars qui m’avait fait sourire quand ça allait si mal.

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Avant l’interview

Autant vous dire que sur l’échelle du stress j’étais à +10 000. Pendant une bonne semaine j’ai pensé à tout ça en tentant de contrôler mon stress pour préparer des questions pertinentes et finalement ce mardi matin là c’était le jour J, le jour de l’interview.

Je me rend dans le palace parisien où aura lieu l’interview. Pendant un moment je crois que Léa B., la caméraman de madz, a 10 minutes de retard et je pète un vilain câble… alors que ma montre était juste en avance. Honte quand tu nous tiens…

Une fois qu’elle est arrivée -à l’heure évidement- on se détend en se lançant des vannes et deux autres journalistes qui travaillent pour une radio célèbre nous rejoignent. Des mecs très BCBG un peu prétentieux et trop sûr de leurs charmes… Mais discuter fait passer le stress.

Sur les genoux j’ai la liste de mes questions que Fab, le boss de madmoiZelle, a validé la veille. Discuter avec lui m’a permis d’orienter l’interview de façon à la rendre plus personnelle, mais j’ai encore peur de ne pas réussir à gérer mon temps…

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Pendant l’interview

Finalement il arrive : simple, sympa, pro. Le stress se dissipe aussitôt : j’ai envie de le connaître et j’ai 15 minutes pour le faire.

Si j’adore les interviews c’est pour ça, parce qu’elles te mettent dans les conditions idéales pour faire la connaissance de quelqu’un que tu n’aurais peut-être jamais connu autrement. La personne est disponible, préparée à ta rencontre, et toi tu as déjà tes questions : il y a bien des premiers rendez vous qui ne commencent pas aussi bien !

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T’en fais peut être un peu trop là Zach…

Je sens tout de suite qu’il est très professionnel, il ne semble pas remarquer mes erreurs d’anglais et répond à toutes mes questions en prenant son temps, il est si gentil que je le fixe dans les yeux sans gène comme si nous étions simplement en train de parler autour d’un verre.

C’est là le talent des acteurs de haut niveau : les interviews font partie de leur quotidien. Et derrière cette sympathie feinte il n’y a pas d’hypocrisie mais simplement de l’expérience. Mais cette aisance place une barrière subtile que je n’ai pas le niveau pour franchir, il est trop à l’aise, trop sur son terrain. Et moi trop dans l’attitude de la bonne élève qui a préparé ses petites fiches. 

Un jour peut être j’aurais l’expérience pour réussir, en 15 minutes, le tour de force nécessaire pour sortir un acteur de sa zone de confort, lâcher mes fiches et en tirer un contenu plus exclusif, pour l’instant je me contente de poser mes questions et d’apprécier ses réponses très instructives.

Comme je le craignais la gestion du temps me pose problème, mais pas comme je le pensais : 5 minutes sont passées et j’ai déjà posé la moitié de mes questions ! J’aurais du en profiter pour me détendre et introduire une conversation plus relâchée mais je panique un peu et me raccroche à mes questions secondaires.

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Il fait un peu le show pour terminer autour du slogan de Madmoizelle « Je lis madmoizelle et je ne porte pas de culotte » et nous nous quittons alors qu’il nous conseille de parler de son film à nos amis.

Ce que j’en retiens

Cette interview m’a fait penser à beaucoup de chose. Déjà il s’agit de toute évidence d’une personne sympathique, toutes les équipes travaillant avec lui semblaient ravies, ça ne trompe pas. Ensuite il adore son film et défend avec coeur son projet, il en parle avec passion. Pourtant j’ai aussi ce petit goût d’inachevé : c’est déjà finit ? Tout ce stress pour ça ? La normalité des stars a quelque chose de surprenant.

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I DID IT ! 

Tout ça me donne envie d’avoir encore plus d’expérience pour un jour parvenir à rendre ces 15 minutes encore plus fertiles et profondes, qu’il s’agisse d’un acteur, d’une personnalité quelconque… ou même d’un inconnu en bas de chez moi ! C’est dur, le travail de l’interview, mais ça a quelque chose de réellement passionnant. J’ai pu débrieffer avec Fab qui m’a donné de précieux conseils pour faire mieux les prochaines fois : mieux travailler l’introduction et la conclusion de l’interview, oser être plus dans la conversation et moins dans le question/réponse…

J’espère progresser rapidement, cette interview m’en a donné envie, mais j’espère encore plus que Wish I was here aura un beau succès, ce film le mérite !

Le résultat est à voir sur madmoizelle.com !

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